mercredi 30 mars 2011

Mudhoney



1965
alias : Esclave de ses passions
alias : Le désir dans les tripes
alias : Mud Honey

Cinéaste: Russ Meyer
Comédiens: John Furlong - Antoinette Christiani - Hal Hopper - Stuart Lancaster

Notice Imdb
Vu en dvd



Très proche en temps comme en thèmes de "Lorna", ce "Mudhoney" fraye sur le même chemin.

Grâce peut-être à plus de moyens financiers et sans doute aussi une plus grande notoriété, Russ Meyer semble avoir bénéficié d'un plus gros casting, plus fourni.

Quant aux filles, elles sont bien plus belles. Rena Horten


surtout est superbe. Elle joue un personnage totalement à part, complètement en opposition avec tous les autres. Immaculée, toujours souriante, sourde et muette elle incarne la beauté pure, la nature généreuse. Son visage blanc laiteux, ses yeux bleus, sa chevelure blonde et son regard tendre paraissent lumineux, des flammes de vie, de joie et de plaisir : l'innocence festive, un ange sexué, un être idéal en somme.

Face à elle, les autres tous corrompus, cruels et violents, bouffés par le vice, noirci par la culpabilité, la bêtise ou l'échec, gangrenés par la morale ou la religion, dévastés par l'égoïsme et le cynisme le plus abject. Ils sont la pourriture quand elle est la grâce.

L'opposition est décrite sans grande nuance bien entendu, c'est du Meyer. Il est loin d'être un peintre pointilliste, travaille plutôt au rouleau.

La caricature peut amuser mais le cinéaste plombe comme toujours son film à cause de cette foutue incapacité à tenir son scénario et à maitriser son montage. Long, lourd, braillard, le film a tendance à déborder, comme le corps des femmes dans leur jupe ou leur chemisier.

Comme dans "Lorna", Russ Meyer appuie ses effets, scrute la violence entre les hommes ou contre les femmes et cherche à mettre en valeur les courbes de ses superbes créatures. Affreux, sales et méchants côtoient des filles bien plus généreuses que celles de Playboy.

La crasse salie la beauté : un thème excitant, pour qui rêve de défaire le chignon de la bourgeoise avec les dents, fantasme récurrent autant qu'assise érotique basique.

Trombi:
Antoinette Cristiani:

Hal Hopper:

John Furlong:

Princess Livingston:

Lorna Maitland:

Stuart Lancaster:

Sam Hanna:

Nick Wolcuff:

Frank Bolger:

Lee Ballard:

Michael Finn:

Le mac



2010

Cinéaste: Pascal Bourdiaux
Comédiens: José Garcia - Gilbert Melki - Carmen Maura - Catalina Denis


Notice Imdb
Vu à la télé

C'est quoi ce film? C'en censé faire rire? Sérieux, c'est vraiment une comédie? Je suis sur le cul. Décidément, je ne sais pas si vous avez remarqué mais les comédies sur la gémellité semblent condamnées à ne pas être drôles. Même Yves Robert n'avait pas réussi son "Jumeau" avec Pierre Richard. Et pourtant ils en tournent. On pourrait croire qu'en 2010 ce genre de scénario éculé ferait fuir n'importe quel producteur sensé. Hé bien non! Que des comédiens comme José Garcia ou Gilbert Melki sauraient lire le vide de ce script. Hé bien que nenni! Dieu sait si j'aime Gilbert Melki! Et José Garcia est un type doué, à fort potentiel de sympathie mais merde, qu'est-ce qu'ils foutent dans cette merde?

Le générique n'est pas mauvais. En le découvrant, je me suis fait la réflexion qu'un bon générique ne fait pas un bon film. Merde, un pressentiment? Le film s'arrête à une idée excitante au départ : un banquier réservé, péteux remplace un caïd, son frère jumeau, pour rencarder la police sur un deal de coke à venir. En fait, le remplacement ne débouche sur aucun gag, aucune situation ne serait-ce que susceptible de faire naître un sourire. On reste sur des faits très ordinaires, platitude renforcée par des dialogues d'une soporifique fadeur.

La réalisation est assez bonne mais garde dans ses meilleurs moments un aspect vdéoclipesque qui ne fait qu'accentuer le manque de relief de l'histoire.

Alors, pour aller jusqu'au bout, je me suis reposé sur les comédiens, la beauté féline de Catalina Denis, la tchatche de José Garcia

(bien qu'il nous resserve le même personnage que dans "Le boulet") et l'imitation pacinienne de Gilbert Melki qu'il a déjà présentée dans d'autres comédies.

Finalement, ce film aligne des vignettes déjà vues ailleurs. Travail ni fait, ni à faire, "Le mac" est un film à oublier.

Bedways



2010

Cinéaste: Rolf Peter Kahl
Comédiens: Lana Cooper - Matthias Faust - Miriam Mayet

Notice IMDB
Vu en dvd


Mouais. Quelques idées de plans, de cadres, et pis c'est tout.

Après avoir vu ce film, j'ai le sentiment d'avoir assisté à un exercice pédant d'étudiant affecté dissimulant une vacuité énervante derrière un paravent de formules et de situations factices. Bref, du toc.

Quand ils n'ont rien à dire, la plupart du temps les gens ferment leur gueule. Ici, que nenni, on regarde, on filme le non-discours. L'histoire est aussi conne que ça, je vous assure : une réalisatrice filme un couple faisant l'amour sans savoir ce que cela veut dire, ni donner. Sans la moindre idée du sens de son travail, on filme, on verra bien où ça mène. Évidemment ça n'a aucune autre signification que le creux de la démarche artistique en général, voyez à quel point le film est faible.

Afin de se donner des airs intellectuels et artistiques sérieux, le ton est grave. Il ne faut surtout pas qu'on prenne ce film érotique pour une basse production commerciale, comprenez?

Alors l'environnement se doit d'être glauque, sombre, l'habillage musical agité, moderne.

On fait varier les cadrages. On maquille avec le montage parfois abscons. On inclue des scènes inintéressantes pour faire compliqué et pensé. En somme, on tape à l'œil à donf. On se branle, littéralement. Ce qui finalement fait sens avec la masturbation intellectuelle, ampoulée, futile à laquelle tout le monde se livre durant tout le film.

Un peu de sexe explicite, histoire de faire du buzz ou situer le film sur les étagères des films interdits et scandaleux. Je crois que j'ai rarement vu film aussi poseur que celui-là, une criante imposture, une tartuferie de premier plan.

Si encore les acteurs étaient bons... mais même pas. Cela reste très plat également dans le jeu, d'une invisibilité bien triste. Les acteurs et trices sont comme il se doit aussi faiblards que leur beauté toute relative. Flasques, des acteurs flasques!

A l'image de l'univers décrit, tout est gris, étriqué, morne et chétif, un film tranxen. Pouah que la chair est triste! Un film qui bande mou.

Trombi:
Miriam Mayet:

Matthias Faust:

Lana Cooper:

Arno Frisch:

Moritz Ross: