jeudi 28 avril 2011

Le cinéma japonais



2009

Auteur : Stuart Galbraith IV

ISBN-10:
382283159X
ISBN-13:
978-3822831595



Pour qui a l'heureuse envie d'avoir un premier aperçu du cinéma japonais, son histoire, sa diversité, cet ouvrage me parait parfait.

Extrêmement bien fait, le style des traducteurs injustement crédités de manière trop discrète (Jean-françois Cornu, Corinne Faure-Geors et Carlos Pardo) est très agréable, facile, lisible.

Le texte de Stuart Galbraith IVe du nom (prout-prout) a bien découpé son ouvrage, donnant une structure très subjective à sa vision, mais quoi de plus normal. Il choisit d'abord une ossature chronologique et inclut à mi-ouvrage des chapitre sur les genres. C'est une manœuvre astucieuse qui parvient à englober le maximum de cinéastes et de types de films sans pour autant parvenir à l'exhaustivité. Mais de toute façon, la variété et l'incroyable richesse de ce cinéma ne le permet pas sur un ouvrage aussi court.

Contentons-nous dans un premier temps de ce très bel objet, richement illustré comme il est de coutume chez Taschen. Le grand format renforce l'heureuse sensation que la lecture procure, un grand confort visuel, un plaisir vif qui perdure tout le long de la lecture.

Bref, un délicieux livre pour aborder cet immense cinéma. A recommander.

Attachement



?

Cinéaste: ?
Comédiens: ?

Vu en dvd

Court assez peu intéressant, comme ceux que j'ai découverts précedemment dans le dvd "Vintage erotica anno 1950" ("Femmes seules" et "Un rasage en douceur").

Le début est sympa de naïveté : un homme est drogué par une femme pour être attaché à une chaise, puis battu à coups de ceinture qui finissent par zêbrer son dos.

La curiosité vient peut-être de là : la domination féminine.

N'empêche, c'est toujours le plaisir masculin qui est satisfait. Quoiqu'il en soit, le film aborde gentimment une esquisse d'expérience bondage. Esquisse parce que les liens ne sont pas au centre des préoccupations, ils sont bien plus décoratifs qu'autre chose. Mais madame sait faire preuve d'imagination et de souplesse pour satisfaire monsieur. Reconnaissons-lui au moins cela.

vendredi 22 avril 2011

Sasom i en spegel



1961
alias : Through a Glass Darkly
alias : À travers le miroir

Cinéaste: Ingmar Bergman
Comédiens: Gunnar Björnstrand - Harriet Andersson

Notice Imdb
Notice Cinéprofil
Vu en dvd


Tudieu, cela faisait superbe et bandante lurette que je n'avais pas vu de Bergman! J'ai soudain eu l'irrépressible envie de voir un film du Suédois. J'ai donc demandé à ma chérie Jack de choisir un film parmi ceux qu'il a tourné en noir et blanc.

Et elle a opté pour celui-là parce qu'elle adore Harriet Andersson. C'est vrai qu'elle est très fortiche, d'une grande assurance, avec beaucoup de variété dans son jeu.

Ça tombait bien parce que le film compte également dans ses rangs un autre acteur bergmanien que j'admire, Gunnar Björnstrand. Il se coltine un personnage peu maniable, rongé par une incapacité destructrice à communiquer.

De même est-il difficile de dénigrer le jeu de Max Von Sydow dans un rôle tout en délicatesse et qui met idéalement en valeur la précision de son jeu ainsi que sa richesse de tonalités. Il est ici bien plus impressionnant que sur les autres films que j'ai vus de lui auparavant, cela donne une drôle d'impression, celle de découvrir un nouveau comédien. Je n'avais jamais été interpellé par une de ses prestations, voilà, maintenant c'est fait.

Je suis un peu moins enthousiaste devant la prestation de Lars Passgård.

Peut-être aussi faudrait-il signaler que la photographie du génial chef-opérateur Sven Nykvist souligne avec une majesté et une douceur veloutée peu communes les traits des personnages. Les nombreux gros plans assistent superbement l'expression scénique des comédiens.

Encore un de ces films de Bergman qui transfigurent les liens évidents du cinéaste avec la dramaturgie théâtrale, les techniques scéniques dans la représentation comme dans la déclamation pour produire un spectacle tellement vivant et incarné que les personnages et la tragédie qu'ils vivent semblent plus que réels, si concrets, si charnellement tangibles qu'on a le sentiment de les accompagner, d'être au cœur du drame, aux premières loges d'un théâtre vivant. Le monde du théâtre se lit également dans la disposition de la caméra sur certaines séquences. Chaque pièce de la masure ressemble à une scène de théâtre. Troublant.

Et, tout en étant un pauvre inculte en matière de peinture, j'ai pourtant la nette impression que l'esthétique qui se dégage des décors nus -d'une austérité toute relative, parlons plutôt de pureté- doit faire écho à une tradition picturale particulière. Certains plans font penser à des tableaux.

Mais bien évidemment, le film ne se contente pas d'être une coquille vide. Visuellement très sophistiqué et étudié, il raconte tout de même une histoire, celle d'une famille prise dans des tourments chers au cinéaste ou du moins qui mettent en exergue des problématiques chères à Bergman : l'incommunicabilité affective entre les membres d'une famille et le rôle illusoire de la religion.

Un père, son fils, sa fille et son gendre sont réunis sur une île déserte, le temps de qui semble être un court séjour, peut-être un week-end. Le centre de l'attention se porte essentiellement sur la jeune femme, Karin (Harriet Andersson) victime d'une maladie mentale, chronique et a priori incurable, qui la met aux prises avec des épisodes hallucinatoires. Ces accès de folie épuisent progressivement les espoirs de rémission des êtres qui l'entourent.

Le film débute sur les joies factices que les enfants manifestent devant le père, et inversement. Quand le père est seul, il se laisse aller aux larmes.

Quand le fils est avec sa sœur il confie son mal-être de ne pas parvenir à parler avec son père. Quand ils sont tous ensemble autour de la table, ce n'est que sourires et rires : une sorte de représentation continue,

un trompe l’œil, un mensonge permanent que la petite pièce de théâtre jouée par les enfants pour le père parait symboliser de manière très concrète cependant.

Chacun creuse de son côté le fossé entre père et progéniture, la maladie de la fille constituant pourtant une sorte d'aiguillon pour les obliger à communiquer, les mettre au pied du mur de la folie complète, le deuil, la perte définitive de la raison tenant de l'aboutissement final en même temps que point de non retour. Face à la mort de toute relation, de tout échange, ils se retrouvent comme obligés de réagir. Faute d'action, Bergman filme les réactions et montre bien les dégâts que le manque de communication peut engendrer sur les relations familiales et le développement, l'épanouissement de ses membres.

Après, l'aspect incisif à l'égard de la religion, plutôt de la foi pour être plus juste, est peut-être une lecture toute personnelle. J'ai l'impression que Bergman associe la foi de Karin avec la déraison, la folie. Elle même, dans l'un de ses retours à la raison, ressent cette réalité parallèle, ses hallucinations comme une illusion destinée à la perdre, à la tromper.

Est-ce vraiment une attaque en règle du cinéaste contre la religion et les discours irrationnels qui lui sont associés? Je vois mal comment on pourrait le lire autrement, honnêtement. En tout cas, la critique est formidablement amenée, sans une grossière agressivité, juste avec la pertinence et la logique de la narration. Alors ce n'est pas aussi éclatant que ça? Plus suggéré que déclaratif. Peut-être que je me fourvoie dans mon agnosticisme bedonnant? Naaan...

Bien écrite, cette histoire fait preuve d'une belle simplicité, avec une pureté, une intelligence qui rendent le visionnage très plaisant. Voilà un Bergman parfaitement lisible et d'accès facile que je recommanderais volontiers à ceux qui voudraient découvrir ce cinéaste et craindraient de tomber sur une des ses œuvres absconses.

jeudi 21 avril 2011

The Kentucky fried movie



1977
alias : Hamburger film sandwich

Cinéaste: John Landis
Comédiens: Marilyn Joi - Saul Kahan

Notice Cinéprofil
Notice Imdb
Vu en dvd


J'étais curieux de découvrir cette oeuvre de jeunesse des ZAZ sous la direction de John Landis.

D'abord, je suis surpris en entendant la version de La Carioca sur le générique. Je ne savais pas que cela venait de là. Quoiqu'il en soit, la filiation des Nuls est déclarée. Les sketchs qu'on retrouve plus tard chez les Nuls ou Les Inconnus sont nombreux.

Tous ne volent pas bien haut, beaucoup sont régressifs. Et ce n'est pas plus mal. Mais par exemple, le sketch où un couple fait l'amour devant un téléviseur et les présentateurs télé se ruent pour mater est un gag vu et archi-vu ailleurs, chez Benny Hill notamment ou même dans un nanar suisse allemand avec Brigitte Lahaie, "Six suédoises à la pompe".


C'est dire. C'est un humour pipi-caca qui flirte avec celui de l'adolescent que j'ai été.

Certaines séquences sont très originales et drôles, d'autres ont pas mal vieilli tout de même, fonctionnant sur des cadres anciens, établis sur des concepts ou des objets culturels qui n'existent plus (des types d'émission, des films, des pubs) qui appartiennent à leur temps. Je me demande si le film pourrait faire rire les jeunes d'aujourd'hui. Franchement, je m'interroge sur ce point. La réponse affirmative me semble loin d'être sûre. Il faut avoir été alimenté aux films de Bruce Lee, au genre de pubs mièvres de l'époque pour bien apprécier le sel parodique. Cela nécessite un certain bagage.

Heureusement l'esprit potache et absurde qui prévaudra dans l’œuvre des ZAZ est omniprésent. Il préside aux destinées du film et en font un moment très agréable, souriant, voire même parfois riant aux éclats.

Donc, malgré quelques sérieuses craintes qui finalement ne me concernent guère, j'ai beaucoup aimé. On a passé une soirée rigolote et dé-stressante. C'est souvent le but avec une comédie non?

Trombi:
Jim Abrahams:

Eloise Hardt:

Marilyn Joi:

Uschi Digard:

Sharon Kaugh :

Jack Baker:

Nancy Steen:

Evan C. Kim:

Agneta Eckemyr:

Bong Soo Han:

Ingrid Wang:

Saul Kahan:

David Zucker:


Joseph G. Medalis:

Barry Dennen:

Tara Strohmeier et Richard Gates:

Neil Thompson:

Jeff Maxwell:

Michael Alaimo:

George Lazenby:

Victoria Carroll :

Donald Sutherland:

Henry Gibson:

Bill Bixby:

Boni Enten:

Dick Yarmy:

Stephen Stucker:

Michael McManus:

Manny Perry:

Ed Griffith:

Derek Murcott:

David Wang, George Cheung et Nathan Jung: