jeudi 29 août 2013

Mio Dio come sono caduta in basso


1974
Alias: Mon dieu, comment suis-je tombée si bas?
Alias: Till marriage do us part

Cinéaste:Luigi Comencini
Comédiens: Laura Antonelli - Alberto Lionello - Michele Placido - Jean Rochefort

Notice SC
Notice Cinéprofil
Notice Imdb

Vu en salle




Après quelques jours de vacances, un petit tour au ciné de quartier m'avait tout l'air d'être une bonne idée, histoire de se remettre le ciboulot en place avant la reprise. Et quand je vois un Comencini avec L'Antonelli au programme de l'Utopia, je me dis qu'il faut y aller toute affaire cessante. Je ne regrette pas cette petite escapade malgré la mauvaise qualité de l'image. Sur la gazette du ciné, on y annonçait une copie remastérisée. Peut-être que sur écran traditionnel cela irait, mais sur ce numérique, j'ai cru voir un banal dvd à la compression passable. Mais je fais là la fine bouche, j'ai tout de même passé un agréable moment.

Surtout grâce à l'incroyable beauté de cette Laura Antonelli
de rêve, dont le visage fait croire en Dieu. De plus, on reste ébahi par l'opulence de la femme, la grâce, la sensualité que la rondeur de ses courbes semble offrir avec quelle largesse! Mamma mia! Beauté faite chair palpable, pleine. Nos yeux deviennent doigts. Et le cœur s'emballe. Chamade. Foutre dieu, que les vraies femmes sont belles et qu'il est doux le temps où le cinéma livrait à notre imagination une image carnée des femmes! Aujourd'hui actrices comme mannequins semblent enfants plus que femmes, ou bien chétives, malades, la chair n'y est plus, il n'est plus qu'os à suçoter. Triste époque!

Laura Antonelli
est l'incarnation de la femme dans toutes ses splendeurs : la lourdeur de ses seins va de pair avec la profondeur de ses yeux bleus. J'ai cru percevoir ici ou là quelques réticences sur le jeu de cette actrice. J'espère avoir mésestimé ces appréciations, parce que je la trouve plutôt douée. C'est un rôle pas facile. Son regard dit l'incandescence de son désir comme la plus grande fragilité. Son personnage est fort complexe, tiraillé par ce que la religion et la société lui dictent et ce que la nature lui impose. Des contraires impossibles à concilier. C'est toute l'histoire de ce film, ce grand fossé entre corps et morale. Elle joue vraiment bien cet atroce dilemme quotidien, ces contradictions artificielles qui ont très longtemps enfermé les sociétés. De nos jours, ces histoires peuvent paraitre très lointaines, du moins dans certaines parties du monde occidental. D'ailleurs je me demande si ce film n'a pas à souffrir d'être déjà démodé en 1974. On a vu de nombreuses autres productions italiennes sur le même thème montrant comment la société pouvait avoir été cadenassée par des siècles de tradition mortifère, notamment en prenant la Sicile ou le sud de la péninsule pour cadre. Et cela bien longtemps avant ce film. La comédie italienne dans son ensemble s'est déjà largement nourrie de la confrontation des mentalités archaïques  à la nature humaine ou/et à la modernité croissante.

Mai si le propos n'est pas neuf, il est traité avec assez de finesse par Luigi Comencini pour qu'un spectacle réjouissant en jaillisse. C'est drôle d'intensité souriante. On ne se pisse pas dessus de rire, les situations sont attendues, mais les acteurs sont plutôt bons, investis et le coquasse l'emporte.
Jean Rochefort
fait une petite apparition, remarquable, gentiment guindé et coquin à la fois. Michele Placido
tout jeune offre une composition prolétarienne efficace pour faire craquer l'aristocrate Antonelli.
Celui qui joue l'époux Alberto Lionello
est très bon dans l'exaltation du génie littéraire de Gabriele d'Annunzio, puis dans l'élan patriotique aux relents fascistes.

Ce qui plait le plus peut-être c'est la force avec laquelle le scénario pourfend les idées reçues et ose même aborder l'interdit et donc la complexité de la machine humaine avec ses rouages tordus par vice et vertu. Si ce n'est pas un grand film, il est cependant un très bel objet, filmé avec soin, grâce surtout à la plastique gourmande et le jeu ardent de la belle Laura Antonelli.

 Tout piti trombi:
Karin Schubert:

 

The mentalist season 5

2008
Saison 5, 22 épisodes
Alias : Le mentaliste

Réalisateurs: Randall Zisk - Chris Long - Anton Cropper - John F. Showalter - Simon Baker - Elodie Keene - David Barrett - Guy Ferland - Robert Duncan McNeill - David Paymer -
Comédiens: Simon Baker - Robin Tunney- Tim Kang - Owain Yeoman - Amanda Righetti

Notice Imdb
Notice SC

Vu en streaming




Est-ce que "Le mentaliste" est une grande série? Hmm, non, je ne crois pas. Il y a quelques éléments qui laissent à désirer sur le fond comme sur la forme d'ailleurs. Tout n'est pas parfait.
Est-ce une bonne série? Quand au début de la saison 5 on a encore hâte de prendre de ce petit plaisir coupable qui vous chatouille les zygomatiques et l'estomac, alors on peut et on doit décemment répondre par l'affirmative, avec un oui massif!

Au début je craignais pas mal une sorte d'essoufflement, avec un personnage central qui se répète. Dans un certain sens c'est un peu ce qu'il se passe lors de cette 5e saison. Patrick Jane (Simon Baker) continue à promener son obsession "Red John", son deuil n'en finit pas et peut-être qu'une véritable lassitude va finir par me gagner sur ce point. A la fin de cette saison, j'en arrive à espérer que la 6e soit la dernière. Surtout, l'exaspération s'insinue quand on se demande comment pourrait évoluer ce personnage s'il en finissait avec Red John ou avec Teresa Lisbon (Robin Tunney),
on se rend compte d'une des limites de la série : il est pratiquement impossible d'en terminer sur ces deux points sans mettre un terme définitif à la série. C'est toujours le problème des séries qui reposent sur des enjeux supra-saisonniers. Il faut faire preuve de beaucoup de doigté, d'intelligence et d'un grand talent d'écriture pour réussir à donner aux personnages une réelle densité et à leur faire subir des transformations au cours des ans, à les rendre plus matures, plus fous, plus malheureux ou heureux, bref à leur tracer une existence complexe, variante comme dans la vraie vie, tout en maintenant des pans entiers de leur personnalité qui les caractérisent et les rendent sympathiques voire charmants aux yeux du public. Ce n'est pas chose aisée.

Cette saison 5 nous apporte-t-elle quelque chose à la connaissance de Patrick Jane? Pas vraiment  et ce n'est pas l'épisode "prequel" qui modifiera quoique ce soit. Jane n'a toujours pas annoncé. D'ailleurs, voilà un élément susceptible d'être irritant. Cette chasse au Red John était angoissante à souhait, le monstre avait l'air tellement démoniaque et malin, mais cette fois, cela commence à paraitre excessif. Il n'apparait plus vraiment réel. Un personnage n'évoque-t-il pas des pouvoirs surnaturels pour expliquer qu'il ait toujours de l'avance sur Jane? Toujours au-dessus de la mêlée, il devient un être surnaturel, un intouchable et la série prend alors la tournure soit d'une histoire fantastique plus que policière, soit d'un disque rayé, dont on n'aura en tous les cas jamais le mot de fin. Cinq saisons, c'est long. Petit à petit s'est dessinée une confrontation sans fin, de l'ordre de celle que nous a déjà pondu Conan Doyle entre Holmes et Moriarty.

"Le mentaliste" est une série qui lorgne ouvertement vers cette fondation holmesienne depuis le départ avec Patrick Jane, ce héros semblant deviner (au sens étymologique du terme) la vérité cachée par les apparences alors qu'il la déduit justement de ce que le commun des mortels ne parvient pas à observer au-delà des apparences. On est donc bel et bien dans le schéma classique du personnage dont les compétences déductives le placent hors du commun. Comme Sherlock Holmes, Jane reste un personnage isolé, asocial, entouré d'une engeance qui peine à le comprendre. Et là réside tout le sel, toute la particularité charmante de la série : Patrick Jane n'est pas un cynique sociophobe comme Holmes. Il est tout le contraire, il est un enfant au sourire désarmant, facilement touché par ceux qui l'acceptent. Nombre d'épisodes le montrent en proie à des émotions compatissantes. Quelques fois il laisse percevoir des réflexes totalement puérils. Ses moues enfantines, sa propension à défier l'autorité ou la morgue de ses adversaires sont à ce titre très significatives.

D'autre part, l'aspect ludique des enquêtes est très souvent ce qui motive Jane, au delà de Red John sa préoccupation  principale. Source de moments coquasses, voire foncièrement drôles, l'humour servi assez fréquemment est très attirant. Les relations entre James et ses camarades de jeu ou avec les suspects donnent lieu à de réjouissantes séquences. Ici il faut impérativement souligner que Simon Baker y est pour beaucoup. Son visage de gamin effronté et son jeu aussi malicieux que policé lui offrent une possibilité de varier les plaisirs avec une belle sureté. D'autant plus qu'il peut aussi vous cueillir avec des émotions plus sombres. Il joue juste et maitrise à merveille son physique enjôleur.

Les autres comédiens n'ont qu'à surfer sur son personnage en offrant toute la palette des émotions entre fatalisme et sidération devant le phénomène Jane. Heureusement, chaque saison a su apporter à chacun des passages plus intimistes où ils ont pu développer chez leur personnage des facettes plus complexes. Dans cette saison 5, seule Amanda Righetti
semble dépourvue d'en cas perso. A voir l'embonpoint la gagner au fur et à mesure que la saison avance et comment petit à petit on s'ingénie à camoufler son ventre derrière son bureau ou des cartons et autres stratagèmes à deux balles, il est évident qu'elle est enceinte jusqu'aux dents, ce qui limite fortement son champ d'action.
Sur la plus grand part de cette saison, elle se contente de faire la secrétaire. Owain Yeoman (Rigsby),
un acteur plutôt moyen mais touchant à la longue (ce qui est quand même le minimum syndical sur un format aussi long que peut l'être une série) a lui aussi son moment personnel quand son père réapparait. Il est à noter que pour Cho (Tim Kang) c'est également une vieille histoire qui refait surface.

D'une manière générale, c'est sans doute un manque de coucougnette à l'écriture qu'on a envie de reprocher à la série. Quand j'évoquais au début de cette chronique des éléments qui laissaient à désirer, je pensais notamment à une écriture parfois simpliste. Il peut arriver qu'on devine très vite l'identité des assassins (peut-être moins sur cette saison 6 toutefois?), avant même les enquêteurs du CBI. Ça la fout un peu mal, non? Il est donc impératif de ne pas voir la série pour ça, mais véritablement pour l'alchimie qui s'est créée entre les personnages et les enjeux autour du cas Patrick Jane. C'est dire que ces relations et ces enjeux doivent être impérativement trouver un terme assez rapidement (ou bien être renouvelés), sans quoi on va finir par s'en lasser.

Trombi de la mort qui tue:
Michael Gaston:


Emmanuelle Chriqui:

Jon Curry:

Amanda Detmer:

Alissa Ford:

Jim O'Heir:

Drew Powell:

John Rubinstein:

Ivan Sergei:

Polly Walker:


Dove Cameron:
Lee Garlington:

Yani Gellman:

Ajay Mehta:

Don Stark:
Sandra Thigpen, John Asher et Katie Walder:

Paul Schulze:

Raf Mauro:

Jeannetta Arnette:

Michael Irby:

Max Martini:

Pruitt Taylor Vince;

William Forsythe:

Kirk Acevedo:

Gary Basaraba:

David Clennon et Amanda Clayton:

Ian Anthony Dale:

Kevin Corrigan:

Gregory Itzin:

J.R. Cacia:

Anne Dudek:

Neil Hopkins:

Brooke Langton:
Michael Shamus Wiles:

Rebecca Wisocky:

Skye P. Marshall:

Henry Ian Cusick:

Ted McGinley:
Rhea Bailey:

Jeremy Glazer:
Mircea Monroe:

V.J. Foster:

 Malcolm McDowell:

Gigi Rice:

Jillian Bach:

Robert Curtis Brown:

Monique Gabriela Curnen:

Kyla Pratt:

Larry Poindexter:

Anthony Ruivivar:

Dan Gauthier:

Samaire Armstrong:

Nicole Bilderback:

James Jordan:

Jack Laufer:

David Norona:

Troy Ruptash:

Paul David Story:

Michael Whaley:

Mary Lynn Rajskub:

  Amy Aquino:
  Dennis Boutsikaris:

Hal Ozsan:

Amy Pietz:

 Ken Luckey:

Sal Viscuso:

 Steven Bauer;

 Nicole LaLiberte:

 Jennifer Sommerfeld:

 Jenica Bergere:

Chris Mulkey:

 Robert Picardo:

 Kyle Secor;

Jacob Vargas:

Dakin Matthews:

Rob Benedict:

Shainu Bala:

Judi Evans:

Samantha Quan:

Zuleikha Robinson:

 Rosalie Ward:

 Erick Avari:

Vanessa Ray:

 Elizabeth Bogush:

Michael Gladis:

 Mariette Hartley:

 Jack Plotnick:
Marlon Young:

Ray Proscia:

Lex Medlin:

Christopher Cousins:

 Shannon Mosley:

 Emmanuelle Vaugier:

 April Billingsley:

Brad Blaisdell:

Jesse Luken:

Jim Holmes:

Stephen Martines:

Eddie McClintock:

Lily Nicksay:

Matt McTighe:

Rose Abdoo:

Alexis Carra:

Julie Claire:

 Erik Jensen:
Matt Servitto:

 Derek Ray:
 
Donna Murphy:

 Eyal Podell:

Harry Groener:

Antonio Jaramillo:

 Tamara Mello:

 Wendy Phillips:

 Samantha Esteban:

Patrick Fischler:

 Molly Hagan:

John O'Hurley:

 Chris Marrs:

 Briana Barran et Ace Gibson:

Mike Doyle:

Meagen Fay:

Meg Foster:

Dennis Cockrum:

Laura San Giacomo:
Tangie Ambrose:

Mary Jo Catlett:

 M.C. Gainey:

Marisa Guterman:

Michael Hogan:

 Scott Anthony Leet:

Brett Pearsons:

Reed Diamond: