mardi 29 avril 2014

Oui patron


1991

Auteur: Jean Barbier
Metteur en scène: Gérard Savoisien
Comédiens: Axelle Abbadie - Patrick Préjean

Notice Imdb

Vu à la télé

Drôle de pièce de théâtre : un whodunit français, censé être drôle, du moins avec de forts airs de théâtre de boulevard.

Ce qui est curieux, c'est qu'en dépit d'un humour très frêle, il est bien plaisant de suivre cette enquête. Pas drôle pour un sou, la pièce se suit, agréable, sans douleur ni ennui.

Ai-je été hypnotisé par la voix de Patrick Préjean ? Laquelle aurait fouillé dans mon subconscient pour y aller chercher ce miel, la rondeur d'une voix qui s'est ancrée dans les souvenirs les plus lointains de l'enfant devant un Walt Disney ? C'est fort possible. Mais pas uniquement, il faut avouer que le comédien a un physique avenant, une figure toujours joviale. Son sourire et sa bonne humeur sont communicatifs. La pièce repose essentiellement sur cette capacité à capter l'attention et la sympathie du public. D'ailleurs, les apartés ou les adresses directes au public sont légions avec lui. Il s'arrête et interroge le public, interagit avec lui à de nombreuses reprises. Ce ne sont pas des interventions improvisées, mais bel et bien écrites. Elles ont un petit côté artificiel qui les rendent finalement peu intéressantes.

Sinon, le reste du casting n'a rien d'exceptionnel. Cependant, je suis fort content de retrouver Axelle Abbadie. Elle aussi un visage que je connais bien. Je n'arrive pas bien à le situer, mais j'ai le sentiment qu'il m'est familier. Étrange. C'est insupportable de ne pas parvenir à se rappeler ce genre de choses. Quand je regarde sa biographie, je suppose que c'est dans "Le don d'Adèle" du "théâtre ce soir" que je l'ai vue. Une chose est sûre, son sourire un peu pincé, facilement dégainé a quelque chose de faux cul et dans le même temps de charmant, qui m'est automatiquement sympathique.

Les autres ne sont pas toujours très subtils dans leur jeu. Oh, Patrick Préjean non plus, diront certains, mais sur les personnages secondaires c'est un poil plus criant. Ça passe moins bien.

Dans l'ensemble, rien d'horripilant, bien au contraire, je l'ai déjà signalé plus haut, la pièce se lit et s'écoute de façon tout à fait plaisante. Le spectacle n'est pas à proprement parler une pièce diffusée dans le cadre de l'émission "Au théâtre ce soir", mais pourrait parfaitement y être intégrée. Son format familial, son ton parfois badin, son rythme enjoué et son casting boulevardier en font une comédie policière très classique qui plaira au public habitué de ce théâtre populaire, exigeant seulement un divertissement, une petite soirée d'évasion sans péril, avec la garantie minimum de sortir quelques sourires. Une bonne petite comédie bourgeoise tranquille en somme!

Trombi:
Jean-Marie Bernicat:

Philippe Brigaud:

Michel Chantegris:

Bernard La Jarrige:

Nathalie Presles:

Emmanuelle Martin:

Jean-Luc Gonzales:

Julie Deyre:

Max & Charlie



1998
Alias: Max & Charlie
Alias: Max et Charlie

Auteur: Laurence Jyl
Metteur en scène: Jean-Luc Moreau
Comédiens: Michel Roux - Jean-Luc Moreau

Vu en streaming



J'avais  un bon souvenir de cette pièce. Aujourd'hui je me demande bien pourquoi. Peut-être qu'à l'époque, ce portrait d'un couple d'homosexuels au désir d'enfant sur-développé avait de quoi paraître pertinent ? Je trouve maintenant cette pièce salement vieillie.

Le pire est sans doute dans la confrontation très caricaturale entre certains personnages. L'histoire voit un jeune couple de mariés débarquant dans leur nouvel appartement. Ils sont accueillis par le tumulte des deux voisins du dessus. Ces derniers sont incarnés par Michel Roux et Jean-Luc Moreau. Alors que les jeunes hétéros sont Juliette Meyniac et Christophe Abrial. Ce sont les seuls personnages sur scène. Tous les quatre sont aussi importants a priori.

Michel Roux est le plus âgé. Il tient bien mieux la route que les trois autres. Son jeu est assuré, posé, plutôt serein.

Jean-Luc Moreau n'est pas mauvais, mais son personnage est le plus marqué par un côté "cage aux folles" qui a l'époque encore reste collé à l'homo de base. Ça peut saouler à la longue. C'est peut-être le personnage qui vieillit par conséquent le plus cette pièce. Je parlais de caricature, en voilà un qui trimbale son lot de clichés homo (techno, rollers, boucles d'oreille, tee-shirts moulants et colorés, etc).

Face à lui la jeune comédienne Juliette Meyniac est peut-être la plus neutre pendant une grande partie du spectacle. Plus la trame se tisse, se développe, et plus elle semble elle aussi aspirée par une hystérisation dans le jeu. Étrange. De calme, elle pousse son jeu physique vers des sautes d'humeur de plus en plus gesticulantes. Vois pas bien pourquoi.

Le plus chiant est tout de même son mari joué par Christophe Abrial. Il incarne l'homophobe, il en fallait un pour pimenter et donner du sens j'imagine. Il passe son temps à rabattre joie et vomir sa trouille inculte. Il chouine en permanence et rapidement frôle l'insupportable. De quoi vous plomber la pièce avec force.

J'ai beau chercher, je n'arrive toujours pas à savoir ce qui a pu me plaire jadis dans ce spectacle. C'est nerveux, excité, oui, mais justement, ça l'est un peu trop. Les dialogues ne sont pas percutants, ni spécialement drôles. L'histoire n'est pas des plus surprenantes non plus. Oh, certes, ce n'est ni bête ni méchant, ni véritablement emmerdant, m'enfin je ne suis pas mécontent d'en avoir fini tout de même.

Le trône de fer saison 3



2013
Alias: Game of thrones, season 3
Alias: Le trône de fer : saison 3

Saison 3 (season 3)
10 épisodes

Réalisateurs: Daniel Minahan - David Benioff - Alex Graves - Alik Sakharov - Michelle MacLaren - David Nutter -
Comédiens: Kit Harington - Peter Dinklage - Emilia Clarke - Nikolaj Coster-Waldau

Notice SC
Notice Imdb

Vu en dvd

Critique saison 1
Critique  saison 2
Critique saison 4
Critique Saison 5
Critique Saison 6


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La surprise est vive. Je notais lors de la saison 2 que la série avait pris des tonalités bien sombres et que les évènements devenaient fort éprouvants pour les personnages. Que dire alors de cette troisième saison où l'on ampute, l'on égorge et l'on torture à tour de bras ?

La série est toujours passionnante. Chaque fin d'épisode se termine sur la hâte de voir le suivant, mais certains sont tout de même difficiles à suivre, voire désagréables. Les scènes de torture, le degré de violence gratuite de certains personnages fait passer l'ignominie des Lannister pour de l'angélisme mignonet. Et à un moment, on peut se demander quel est le sens de cette surenchère dans la violence, si cela vaut vraiment la peine d'indisposer autant le spectateur. Quoi qu'il en soit, avec un tel déballage de haine et de perversité malsaine, la série se coupe définitivement à mes yeux du jeune public : on n'est plus dans le spectacle familial, mainstream que des esprits très larges et tolérants pouvaient peut-être trouver aux deux premières saisons (encore qu'il y ait quand même pas mal de sang qui gicle et de nichons qui gigotent à l'air libre). Avec cette saison 3, ce n'est même plus regardable en dessous de 13 ans je le crains. Et encore, je vois large. 
Une fois qu'on a établi cette vérité et qu'on a compris qu'il faut avoir le coeur bien accroché pour regarder cette saison 3, on est heureux de découvrir que des personnages aussi simples et caricaturaux que Jaime Lannister (Nikolaj Coster-Waldau)
recelait finalement une part d'humanité, une certaine moralité. Sa relation avec Brienne (Gwendoline Christie)
 constituent un des axes centraux de toute la saison. Elle donne un peu plus d'épaisseur aux deux saisons précédentes du personnage.

Tyrion (Peter Dinklage)
est un peu moins au centre, sauf quand il s'agit de l'affreuse position dans laquelle son père le met vis-à-vis de Sansa (Sophie Turner).

Au nord, Bran (Isaac Hempstead Wright) grandit à vue d’œil et son périple prend là aussi de l'envergure. Belle promesse d'avenir.

Au-delà du mur, la relation entre Jon Snow (Kit Harington)
et Ygritte (Rose Leslie)
tourne à ce qu'elle laissait présager. Son dénouement intrigue autant qu'il invite à suivre la saison 4.

J'ai bien aimé voir comment la Khaleesi (Emilia Clarke)
élabore outre-mer son armada. Vivement qu'elle aille à Westeros ! Je regrette un peu la pâleur d'un nouveau personnage qu'on lui met entre les jupons : Daario Naharis (Ed Skrein).
Le comédien à une tête trop banale et un charisme trop lisse, trop fade. On ne voit que trop qu'il n'est là que pour emmerder Jorah Mormont (Iain Glen), susciter sa jalousie en somme. Le procédé est amené avec une évidence un peu lourde. Surtout, il aurait fallu un personnage plus subtil.

D'autres personnages prennent un peu plus d'importance et on en est heureux : Clegane (Rory McCann),
pas encore irrécupérable, par exemple ou Davos (Liam Cunningham).

Quant au péril du Nord, l'hiver arrivant, il en est encore au stade de la prémisse, juteuse certes -même la belle sorcière rouge (Carice van Houten) a les jetons-mais prémisse uniquement.
Là aussi, j'ai hâte qu'ils passent le mur et que tout le jeu diplomatique élaboré jusque-là, plombé par ces milles vengeances épaisses, finisse par exploser. Je veux les marcheurs blancs et la Khaleesi et tous les roitelets au milieu.

Vivement que la quatrième saison soit achevée ! Je viens de me faire spoiler la gueule par une capture d'écran détournée sur la page Facebook du Gorafi. Aussitôt likée, aussitôt dé-likée ! Vite ! On se bouche les oreilles et on se crotte les yeux.


Trombi:
Lena Headey:

Richard Madden:

Michelle Fairley:

Aidan Gillen:

Charles Dance:

Stephen Dillane:

Natalie Dormer:

Josef Altin et John Bradley:

Jack Gleeson:

Oona Chaplin:

Sibel Kekilli:

James Cosmo:

Jerome Flynn:
Ciarán Hinds:

Michael McElhatton:

Ian McElhinney:

Finn Jones et Will Tudor:

Anton Lesser:

Kristofer Hivju:

Esmé Bianco:

John Stahl:

Lucian Msamati:
Mark Stanley:

Ben Crompton:

Daniel Portman:

Dan Hildebrand:

Nathalie Emmanuel:

Luke Barnes:

Elisa Lasowski:

Maisie Williams:

Alfie Allen:

Joe Dempsie:

Diana Rigg:
Mackenzie Crook:

Paul Kaye:

Noah Taylor:

Natalia Tena:

Iwan Rheon:

Thomas Brodie-Sangster:

Ellie Kendrick:

Ben Hawkey:

Philip McGinley:

Kristian Nairn:

Art Parkinson:

Conleth Hill:

Robert Pugh:

Clive Russell:

Tobias Menzies:

Hannah Murray:

Richard Dormer:

Tara Fitzgerald:

Kerry Ingram:

Jacob Anderson:

George Georgiou:

Mark Killeen et Talitha Luke-Eardley:

Ramon Tikaram:

Patrick Malahide:

Peter Vaughan:

Gemma Whelan: